Modèle de directive interne sur l'usage de l'IA (charte, .docx gratuit)
Rédigé par l'équipe de Maijin Sàrl, Genève · Publié le · Mis à jour le
En bref
Ce modèle de directive interne (ou charte d'utilisation de l'IA) fixe en 12 articles quels outils l'équipe utilise, ce qu'on ne colle jamais tel quel, comment préparer un document, qui relit et à qui signaler un oubli. Gratuit en .docx, il est à adapter, puis à faire relire par votre conseiller·ère à la protection des données ou votre juriste.
Beaucoup d'équipes utilisent déjà ChatGPT, Claude ou Copilot pour un procès-verbal ou un courrier ; une directive courte dit à chacun ce qui est prévu. Ce modèle propose des règles d'organisation interne : à vous de les choisir et de les adapter.
Télécharger le modèle Word (.docx)
À quoi sert ce modèle
Une directive interne dit à l'équipe quels outils d'IA utiliser et avec quels comptes, ce qu'on ne saisit jamais tel quel, comment préparer un document, qui relit et à qui signaler un oubli. Ce modèle met ces points par écrit, prêts à être adaptés.
- Pour qui. Un EMS, un service de soins à domicile ou une PME qui veut cadrer l'usage de l'IA par son équipe. Pour un document de résident·e ou de patient·e, voir ce qu'il faut remplacer dans un document de patient.
- Ce qu'il contient. 12 articles et 2 annexes : la liste des outils autorisés et une checklist à afficher.
- Ce qu'il n'est pas. Un avis juridique. Il ne dit pas ce qui s'applique à votre organisation. Faites-le relire par votre conseiller·ère à la protection des données ou votre juriste.
Ce modèle propose des règles d'organisation que votre organisation choisit, complète ou retire. Il ne dit pas ce qui est permis ni ce qui est obligatoire : faites relire votre version par votre conseiller·ère à la protection des données ou votre juriste avant de l'adopter.
Comment l'adapter en 5 étapes
Partez de ce que l'équipe fait déjà, choisissez les outils, complétez les listes, désignez les personnes, puis faites relire avant d'adopter.
- Faire l'inventaire des usages réels. Demandez à l'équipe quels outils elle utilise et pour quels écrits, sans reproche.
- Choisir les outils et les comptes. Remplissez l'annexe 1 en lisant les conditions de chaque fournisseur : pays de traitement, conservation, entraînement.
- Compléter les listes des articles 3 et 5 avec les écrits et les informations propres à votre organisation. À l'article 8, gardez la variante EMS, soins à domicile ou PME et supprimez les autres. Pour la préparation à la main, voir la méthode pour anonymiser un document Word ou PDF avant ChatGPT.
- Désigner les personnes (référent·e, personne qui reçoit les signalements, formation) et remplacer tous les passages entre crochets.
- Faire relire par votre conseiller·ère à la protection des données ou votre juriste, puis adopter, dater et diffuser.
Le modèle complet
Voici le texte intégral du modèle, identique au fichier Word. Les passages entre crochets sont à remplacer, les notes en italique sont à supprimer après adaptation.
Directive interne sur l'usage des outils d'intelligence artificielle
[Nom de l'organisation] · Version [n°] du [date] · Adoptée par [la direction / le comité / le conseil de fondation]
Modèle à adapter. Ce document propose des règles d'organisation interne : c'est à votre organisation de les choisir, de les compléter ou de les retirer. Il ne constitue pas un avis juridique et ne dit pas ce qui s'applique à votre organisation. Avant de l'adopter, faites-le relire par votre conseiller·ère à la protection des données ou par votre juriste. Remplacez les passages entre crochets et supprimez les notes en italique.
Article 1. Objet et champ d'application
La présente directive fixe la manière dont les collaborateur·trice·s de [nom de l'organisation] utilisent les outils d'intelligence artificielle (IA) dans leur travail : assistants conversationnels, outils de rédaction, de résumé, de traduction ou de transcription.
Elle s'applique à toutes les personnes qui travaillent pour l'organisation, y compris les stagiaires, apprenti·e·s, remplaçant·e·s, bénévoles et mandataires, sur les appareils de l'organisation comme sur les appareils personnels utilisés pour le travail.
Dans cette directive, une « information sur une personne » est tout ce qui permet de savoir de qui il s'agit : directement (nom, adresse, numéro AVS) ou en recoupant plusieurs détails (âge, numéro de chambre, date d'entrée, commune, fonction rare).
À adapter : citez ici les autres règles internes qui continuent de s'appliquer (règlement informatique, règles sur le secret professionnel, charte de confidentialité, règlement du personnel).
Article 2. Outils autorisés et comptes
- Seuls les outils d'IA listés à l'annexe 1 peuvent être utilisés pour le travail, avec les comptes indiqués.
- Les comptes sont créés au nom de l'organisation par [service informatique / personne responsable]. On n'utilise pas un compte personnel (gratuit ou payant) pour des documents de travail.
- Lorsque l'outil le propose, l'option qui permet au fournisseur d'utiliser les conversations pour entraîner ses modèles est désactivée par [personne responsable].
- Toute demande d'ajout d'un outil (extension de navigateur, application mobile, outil intégré à un logiciel métier) est adressée à [personne responsable], qui l'examine avec [la direction / le ou la conseiller·ère à la protection des données] avant tout usage.
À adapter : pour chaque outil, notez dans l'annexe 1 le fournisseur, le pays où les données sont traitées selon ses conditions, la durée de conservation annoncée et la date à laquelle vous avez lu ces conditions.
Article 3. Ce qui n'est jamais saisi tel quel
L'organisation décide que les informations suivantes ne sont jamais collées, tapées, dictées ou déposées telles quelles dans un outil d'IA :
- noms, prénoms, initiales et surnoms des [résident·e·s / client·e·s / patient·e·s], de leurs proches et des collaborateur·trice·s ;
- numéros AVS, numéros de dossier, de chambre ou d'assuré, IBAN, adresses, téléphones, adresses e-mail, codes d'accès et codes de boîte à clés ;
- dates de naissance, d'entrée, d'hospitalisation ou de décès complètes ;
- informations de santé (diagnostics, traitements, médicaments, comptes rendus), appartenance religieuse, origine, opinions, mesures de protection de l'adulte ou de curatelle, procédures pénales ou administratives, aide sociale ;
- évaluations, salaires, absences et dossiers du personnel ;
- documents contractuels confidentiels et informations financières de l'organisation.
Ces informations peuvent être utilisées seulement après avoir été remplacées, retirées ou généralisées selon l'article 4. Les mots de passe et codes d'accès ne sont jamais saisis, même modifiés.
À adapter : cette liste est un point de départ. Ajoutez les informations propres à votre activité (numéro de lit, nom d'unité, code de tournée, nom de l'employeur d'un client) ou indiquez celles qui peuvent rester lisibles pour certaines tâches (par exemple des constantes sans aucun autre détail).
Article 4. Préparer un document avant de le confier à une IA
Avant tout envoi, la personne qui utilise l'outil prépare le texte ou le document :
- Ne garder que la partie utile à la tâche.
- Pseudonymiser : remplacer chaque nom et chaque identifiant par une étiquette neutre et constante, par exemple [PERSONNE_1], [DATE_1], [ADRESSE_1]. La même personne garde la même étiquette dans tout le document.
- Retirer ce qui n'est pas nécessaire : numéros de chambre, codes d'accès, noms d'unité, signatures.
- Généraliser ce qui permet de reconnaître la personne sans la nommer : « 97 ans » devient « plus de 90 ans », une date complète devient le mois ou l'année, une petite commune devient la région, une fonction rare devient une fonction générale.
- Vérifier aussi les en-têtes, pieds de page, commentaires, révisions, propriétés et nom du fichier, ainsi que les tableaux et zones de texte.
- Pour un PDF, vérifier que le texte est réellement supprimé et pas seulement recouvert d'un rectangle noir (recherche du nom dans le fichier).
La préparation se fait à la main ou avec l'outil de pseudonymisation choisi par l'organisation et listé à l'annexe 1. Dans les deux cas, la personne relit le résultat avant l'envoi.
À adapter : si vous utilisez un outil de pseudonymisation, indiquez son nom dans l'annexe 1, ce qu'il conserve et combien de temps, et qui règle les catégories masquées.
Article 5. Usages prévus et usages exclus
Les outils d'IA peuvent être utilisés pour : [mettre au propre un procès-verbal, résumer des transmissions, rédiger un brouillon de courrier, reformuler une procédure, traduire un texte préparé selon l'article 4].
Ils ne sont pas utilisés pour : [prendre une décision concernant une personne, poser ou suggérer un diagnostic, évaluer un·e collaborateur·trice, trier des candidatures, rédiger un document officiel sans relecture].
À adapter : listez les écrits réellement concernés dans votre organisation. Une liste courte et concrète est mieux suivie qu'une liste générale.
Article 6. Relecture et responsabilité humaine
- Tout texte produit par une IA est relu en entier par la personne qui l'a demandé avant d'être envoyé, classé ou utilisé.
- La personne vérifie les faits, les chiffres, les noms, les dates et le ton. Une IA peut inventer une information ou se tromper avec assurance.
- La personne qui signe ou envoie un document en reste responsable, quel que soit l'outil utilisé pour le rédiger.
- [Pour les documents destinés aux familles, aux autorités ou aux partenaires : relecture supplémentaire par [fonction].]
Article 7. Remettre les vraies valeurs
- La réponse de l'IA contient les mêmes étiquettes que le texte envoyé. Les vraies valeurs sont remises en place hors de l'outil d'IA : à la main, avec la liste de correspondance, ou avec l'outil de pseudonymisation de l'organisation.
- La liste de correspondance (étiquette et vraie valeur) n'est jamais envoyée à l'IA et n'est pas collée dans la même conversation.
- Elle est conservée [à l'endroit prévu par l'organisation] et supprimée dès qu'elle n'est plus utile, au plus tard [délai].
- Le document final est classé dans [le dossier informatisé / le classeur prévu], comme tout autre document. Les copies intermédiaires sont supprimées.
Article 8. Documents des résident·e·s, patient·e·s, client·e·s et collaborateur·trice·s
Les documents qui concernent une personne accompagnée ou un·e collaborateur·trice ne sont confiés à une IA qu'après la préparation de l'article 4, et seulement pour les usages prévus à l'article 5.
Variante EMS : citez les écrits concernés (procès-verbaux de colloque, transmissions, rapports de chute, courriers aux familles) et rappelez que le numéro de chambre, le nom de l'unité, la date d'entrée et un âge très élevé permettent de reconnaître un·e résident·e.
Variante soins à domicile : ajoutez l'adresse et la commune du domicile, les codes d'accès et l'emplacement des clés, les noms des proches aidants et le plan de tournée.
Variante PME : citez les dossiers du personnel, certificats de travail, évaluations, données salariales et dossiers clients ; précisez qui, aux ressources humaines, peut utiliser un outil d'IA pour ces documents.
À adapter : si votre organisation a déjà décidé de ne jamais confier certains documents à une IA, même préparés, indiquez-les ici.
Article 9. Formation
- Chaque personne reçoit, avant sa première utilisation, une présentation de la présente directive et une démonstration sur un document fictif.
- Une courte mise à jour est faite [chaque année / à chaque changement d'outil].
- La liste des personnes formées est tenue par [fonction].
À adapter : prévoyez qui forme les nouvelles personnes, y compris les remplaçant·e·s et stagiaires.
Article 10. Oubli, erreur et signalement
- Toute personne qui constate qu'une information de l'article 3 a été envoyée telle quelle à un outil d'IA le signale sans délai à [fonction / adresse e-mail interne], même en cas de doute.
- Le signalement indique : la date, l'outil et le compte utilisés, le type d'information envoyée (sans la recopier) et les personnes concernées (sans les nommer dans le message si possible).
- [Fonction] décide des suites à donner avec [la direction / le ou la conseiller·ère à la protection des données].
- Un signalement fait de bonne foi n'entraîne pas de reproche. Il sert à améliorer la directive et la formation.
À adapter : décrivez votre procédure interne en cas d'incident si elle existe déjà, et renvoyez-y ; précisez qui décide, avec le ou la conseiller·ère à la protection des données, des éventuelles démarches à entreprendre hors de l'organisation.
Article 11. Contact
Pour toute question sur la présente directive ou sur un cas particulier : [nom, fonction, téléphone, e-mail du ou de la conseiller·ère à la protection des données ou de la personne de référence].
Pour les questions juridiques, la personne de référence s'adresse à [juriste de l'organisation / association faîtière / autorité de protection des données compétente].
Article 12. Entrée en vigueur et révision
- La présente directive entre en vigueur le [date].
- Elle est revue au moins [une fois par an] et à chaque changement d'outil, par [fonction].
- Chaque collaborateur·trice en reçoit un exemplaire et en atteste la lecture [par signature / dans le logiciel du personnel].
Annexe 1. Outils autorisés
Pour chaque outil : nom de l'outil · fournisseur · usage prévu · type de compte · personnes autorisées · pays de traitement selon les conditions du fournisseur · conservation annoncée · option d'entraînement désactivée (oui / non) · date de lecture des conditions.
- [Outil d'IA 1] : [à compléter]
- [Outil de pseudonymisation, s'il y en a un] : [à compléter]
Annexe 2. Checklist avant d'envoyer un document à une IA
- ☐ L'outil et le compte sont ceux de l'annexe 1.
- ☐ Je n'envoie que la partie utile à la tâche.
- ☐ Noms, prénoms, initiales et surnoms remplacés : personnes accompagnées, proches, collègues.
- ☐ AVS, IBAN, adresse, téléphone, e-mail, numéros de dossier, d'assuré et de chambre remplacés ou retirés.
- ☐ Dates complètes remplacées ou réduites au mois ou à l'année.
- ☐ Âge très élevé, commune, fonction ou parcours rares généralisés ; codes d'accès retirés.
- ☐ Informations de santé et autres catégories de l'article 3 remplacées, ou laissées lisibles seulement si la directive le prévoit pour cette tâche.
- ☐ En-têtes, pieds de page, tableaux, zones de texte, commentaires, révisions, propriétés et nom du fichier vérifiés.
- ☐ PDF : texte réellement supprimé, pas seulement recouvert (recherche du nom dans le fichier).
- ☐ La liste de correspondance reste hors de l'outil d'IA.
- ☐ Réponse relue en entier (faits, chiffres, noms, dates) avant envoi ou classement.
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Le même texte, en fichier Word modifiable, sans formulaire ni adresse e-mail à donner.
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Format : Word, .docx, environ 7 Ko. Le fichier ne contient aucune marque.
Libre réutilisation et modification, y compris par une association pour ses membres. Si vous le diffusez, merci d'indiquer la source : maijinshield.ch/ressources/modele-directive-ia.
Comment le présenter à l'équipe
Une présentation courte, un exemple concret et une personne à qui s'adresser suffisent pour que la directive soit lue et appliquée.
- Présentez la directive en 20 à 30 minutes, au colloque ou à la séance d'équipe.
- Partez d'un exemple fictif : un PV avant et après, avec des étiquettes comme [PERSONNE_1] et [DATE_1]. Voici l'exemple d'un PV de colloque d'EMS avant et après.
- Distribuez la checklist de l'annexe 2 ; pour l'affichage près des postes, la checklist d'une page en 6 vérifications (PDF) est plus courte.
- Dites qui contacter, et que le signalement d'un oubli se fait sans reproche.
- Prévoyez la formation des remplaçant·e·s et des stagiaires.
- Revoyez la directive après 3 mois d'usage.
Où trouver les textes officiels
Ce modèle ne dit pas ce qui est permis ni ce qui est obligatoire. Les textes officiels sont listés ici avec leur date ; pour savoir ce qu'ils impliquent pour votre organisation, adressez-vous à votre conseiller·ère à la protection des données, à votre juriste ou à l'autorité compétente (liste publiée par privatim).
| Source | Date | Objet du document |
|---|---|---|
| PFPDT | n.d. | Page « Recours à l'intelligence artificielle au quotidien – exemples pratiques ». |
| PFPDT | 24 septembre 2025 | Page « IA et protection des données ». |
| PFPDT et OFCS | 16 octobre 2026 | Campagne « Cyber Security Month - IA générative au travail : enjeux de protection des données » ; objectif déclaré : fournir des pistes de réflexion et d'action pour promouvoir une utilisation responsable des outils d'IA. |
| PFPDT | 8 mai 2025 | Mise à jour « La loi actuelle sur la protection des données est directement applicable à l'IA ». |
| Fedlex | n.d. | Loi fédérale sur la protection des données (LPD), RS 235.1. |
| Office fédéral de la justice | Publié le 12 février 2025 | Page « Intelligence artificielle » (mandat du Conseil fédéral au DFJP). |
| privatim | n.d. | Liste d'adresses « Organisation (FR) » des autorités de protection des données de la Confédération, des cantons et de communes. |
| Canton de Fribourg, ATPrDM | Dernière modification le 5 novembre 2025 | « Guide du caviardage » (rendre illisibles et irrécupérables les passages caviardés dans des documents manuscrits, Word et PDF). |
Sur sa page « Recours à l'intelligence artificielle au quotidien – exemples pratiques », le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) s'adresse aux personnes concernées : il leur conseille de se renseigner sur le fabricant et les finalités, sur l'accès aux données et sur leur usage pour l'entraînement, puis, si elles n'acceptent pas ce traitement, de renoncer au service ou, lorsque c'est possible, de supprimer les données personnelles avant de saisir leur demande dans un programme basé sur l'IA. Nous n'en tirons aucune conclusion juridique.
Avec Maijin Shield : ce qui part, ce qui reste
Maijin Shield est un outil de pseudonymisation possible pour l'article 4 : il remplace les données qu'il détecte par des étiquettes dans les documents Word, Excel, PowerPoint, PDF et XML, vous laisse corriger un aperçu dans l'application, puis remet les vraies valeurs dans le document ou le texte rendu par l'IA. C'est de la pseudonymisation : avec la table, le texte peut toujours être rattaché à la personne.
- Ce qui part. Le texte du document part en clair à l'IA d'Infomaniak, hébergée en Suisse (zéro rétention et zéro entraînement selon Infomaniak), pour repérer ce qu'il faut masquer. L'IA que vous utilisez ensuite ne reçoit que la version aux étiquettes. Par e-mail, le document transite aussi par votre messagerie, qui peut être hébergée hors de Suisse.
- Ce qui reste. La table de correspondance et la version anonymisée (à retélécharger depuis l'historique), chiffrées, 90 jours, puis effacées ; vous pouvez les effacer à tout moment. Les sauvegardes sont conservées jusqu'à 14 jours de plus.
- Ce qui n'est jamais conservé. Le document d'origine.
- Essai sans compte. Le texte part aussi à l'IA d'Infomaniak : utilisez de préférence un document fictif. Le document n'est jamais conservé ; la table est gardée chiffrée, en mémoire seulement, jusqu'à 1 heure après le dernier document, le temps d'essayer le retour des vraies valeurs.
Limites. Les PDF entièrement scannés sont refusés ; les pages scannées d'un PDF mixte et le contenu des images ne sont pas anonymisés. Des oublis sont possibles, d'où l'aperçu ; le recoupement reste possible. L'outil ne remplace ni la directive, ni la relecture, ni un avis juridique. Voir aussi ce qui part, ce qui reste, combien de temps et les questions fréquentes sur Maijin Shield.
Offres. Trois offres selon le nombre de personnes de l'équipe, avec 10 000 à 40 000 pages par mois, documents d'environ 150 pages, dépôt par e-mail compris. Le prix dépend de la taille de l'équipe : l'essai sans compte montre le résultat sur un document court, puis demandez une démonstration.
Questions fréquentes
Peut-on diffuser ce modèle à d'autres organisations ?
Oui. Le modèle est librement réutilisable et modifiable, y compris par une association qui le transmet à ses membres. Si vous le diffusez, merci d'indiquer la source (maijinshield.ch/ressources/modele-directive-ia). Le fichier Word ne contient aucune marque ni logo.
Faut-il faire valider la directive avant de l'adopter ?
Ce modèle propose des règles d'organisation, il ne dit pas ce qui s'applique à votre organisation. Faites relire votre version adaptée par votre conseiller·ère à la protection des données ou par votre juriste avant de l'adopter, puis faites-la approuver selon vos règles internes (direction, comité, conseil de fondation).
Quelle différence entre une charte et une directive sur l'IA ?
Dans l'usage courant, les deux mots désignent souvent le même document : des règles écrites sur l'usage des outils d'IA au travail. Le mot « directive » insiste sur la règle posée par l'organisation, « charte » sur l'engagement de chacun. Choisissez le terme habituel dans votre organisation.
Le modèle convient-il à une petite équipe de cinq personnes ?
Oui. Gardez les articles 2 à 7, l'article 10 (signalement), la checklist et un seul contact ; supprimez ce qui ne vous concerne pas. Une directive de deux pages que tout le monde lit vaut mieux qu'un long texte rangé dans un classeur.
Que faire si quelqu'un a déjà collé un document avec des noms dans ChatGPT ?
Appliquez l'article 10 : le signaler à la personne désignée, sans recopier les données dans le message, avec la date, l'outil et le type d'information. La suite à donner se décide avec votre conseiller·ère à la protection des données. Le signalement sert à améliorer la formation, pas à sanctionner.
Faut-il un outil spécial pour préparer les documents ?
Non. Le modèle prévoit le remplacement à la main (rechercher et remplacer dans Word, liste de correspondance tenue à part) ou un outil de pseudonymisation choisi par l'organisation. Dans les deux cas, la personne relit le résultat avant l'envoi. Le guide pour anonymiser un document avant ChatGPT décrit la méthode à la main.
Sources officielles
- PFPDT : Page « Recours à l'intelligence artificielle au quotidien – exemples pratiques » (nouvel onglet)
- PFPDT : Page « IA et protection des données » (nouvel onglet) (24 septembre 2025)
- PFPDT et OFCS : Campagne « Cyber Security Month - IA générative au travail : enjeux de protection des données » ; objectif déclaré : fournir des pistes de réflexion et d'action pour promouvoir une utilisation responsable des outils d'IA (nouvel onglet) (16 octobre 2026)
- PFPDT : Mise à jour « La loi actuelle sur la protection des données est directement applicable à l'IA » (nouvel onglet) (8 mai 2025)
- Fedlex : Loi fédérale sur la protection des données (LPD), RS 235.1 (nouvel onglet)
- Office fédéral de la justice : Page « Intelligence artificielle » (mandat du Conseil fédéral au DFJP) (nouvel onglet) (Publié le 12 février 2025)
- privatim : Liste d'adresses « Organisation (FR) » des autorités de protection des données de la Confédération, des cantons et de communes (nouvel onglet)
- Canton de Fribourg, ATPrDM : « Guide du caviardage » (rendre illisibles et irrécupérables les passages caviardés dans des documents manuscrits, Word et PDF) (nouvel onglet) (Dernière modification le 5 novembre 2025)
Ce guide donne des informations générales et ne constitue pas un avis juridique. Pour une situation précise, adressez-vous au conseiller ou à la conseillère à la protection des données de votre institution, ou à un·e juriste.
